vendredi 20 juillet 2012

L'échappée belle (L'Isle Jourdain)

L'Isle Jourdain c'est quand même un peu le milieu de nulle part. Faut bien dire.
Fort heureusement : au milieu de l'Isle Jourdain, se niche "l'échappée belle".
L'échappée belle, c'est un peu un bouquin d'Ewan McGregor, un autre d'Anna Gavalda, aussi une émission télé ... mais surtout la seconde adresse de Bach.
Bernard
Bach, hein ? Bernard. Ni Jean-Seb, ni Richard ... oui, Richard : celui qui nous conta les aventures psychédéliques d'un Goéland.

Un Goéland tout pareil à ceux qui rythment mes journées bretonnes, à l'heure ou j'écris, depuis Port-Louis.








Bref : l'Echappée belle.
Salle agréablement mise en scène, personnel accueillant et aimable autant qu'efficace.

La carte des vins est relativement resserrée mais de bon aloi.
A preuve : ce Bourgogne blanc de Jean-Marc Boillot qui fera un bel apéritif et, sorti de son seau lorsque la bouteille sera descendue à sa moitié, pourra continuer à se révéler tout au long du repas.
Côté tarif, on commence à être dans le significatif mais çà reste jouable, et le vin est beau.
A propos : rien ne m'horripile tant que cette absurde mode du minéral à tout crin. Dès lors qu'on l'aime (ou que l'on doit l'aimer), le vin est forcément, fatalement, minéral. S'ensuivent trop souvent diverses théories plus ou moins fumeuses sur les minéraux du sol révélés dans le flacon.
C'est abscons, inutile et, autant le dire de suite : casse couilles.
Pour autant ce vin l'est, minéral.  Le genre de minéralité qui me rappellerait mon grand père allumant son briquet à mèche d'amadou ... si j'avais un souvenir de mon grand-père, et qu'il ait fumé.

L'entrée est belle, bonne, fraîche et goûteuse.
Le genre de truc dont tu te dis que ce serait bien d'en refaire, que tu saurais, que c'est si simple.
Sauf que si c'est, en effet, simple et bon ... tu n'es juste pas capable de le refaire. En tous cas pas comme çà.
Mais c'est aussi (surtout !) pour çà que je viens au restau : goûter du simple et bon qui me laisse le palais et l'âme réjouis !
Gagné.










Ensuite, le salmi de pintade est simplement parfait.


C'est une vieille histoire, le salmi de pintade. Je m'en pourléchais déjà les babines (et parfois les doigts) des salmi de pintades de Camurac !
Depuis j'ai appris à manger avec (un peu) plus de componction, pour autant le plaisir n'a diminué en rien.
Beau, bon, parfaitement cuit. Superbe mélange de saveurs.
Que dire de plus ?









Et, pour finir, un petit plaisir de saison avec cette variation autour de la fraise. Encore une fois du simple savamment sublimé.

C'était, il y a quelque temps déjà, ma seconde visite à l'Echappée belle ... et sûrement pas la dernière !

(2012)


http://www.echappee-belle.fr/

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