dimanche 9 novembre 2014

Apporte moi donc du Portets.

Œnologue conseil ...
3 ans à rencontrer des vins, ceux qui les font, et à essayer de m'intégrer à leur histoire.
A faire en sorte de la comprendre pour la poursuivre, y contribuer et, parfois, quand l'envie et le besoin sont là, la faire évoluer.
A petites touches. Ne pas sur jouer. Ne pas oublier que c'est leur vin, et que que c'est donc à eux qu'il doit ressembler.
Je m'en suis déjà exprimé a propos des Dief, des Peyruse et d'Alain Albistur.
Il y en a encore quelques autres dont j'aimerais parler et dont, tôt ou tard, quand l'occasion se présentera, quand le déclencheur sera là, je parlerai sans doute.


Mais il y a, bien sur, eu d'autres vins, d'autres personnes que je n'avais pas à accompagner, juste à rencontrer.
C'était sans doute plus simple. Pas moins agréable.
Parmi eux, le Château de Portets.
 

Pour ce billet, le déclencheur est simple : ma mère qui depuis quelque temps me demande avec insistance de"[lui ramener] du Portets, le blanc parce qu'il est bon et [qu'elle boit] plus que ça".
Côté blancs j'ai en effet, et de longue date, renoncé à la convertir à la Bourgogne, aux Sauvignons de Sancerre ou Ménetou Salon. Et je parle même pas du Chenin, des Roussanne, Marsanne, Viognier et autres trucs quasi exotiques.

Et là ma route qui passe dans les environs immédiats de Portets et son château, avec uń peu de temps pour y faire un arrêt et MH Yung, contactée par téléphone, qui est disponible.
Donc Portets.



La première fois que je suis passé au Château ce n'était pas pour le vin. Ou pas que.

C'était en effet pour la soirée "Chopin & chopines", dans l'Orangerie.
Pour moi qui fonctionne essentiellement au baroque, Chopin est d'une insupportable modernité. Mais je gardais un bon souvenir de la soirée Chopin / Sand / Foie gras (pas forcément dans cet ordre là) der Nicolas Fichot (époque Noé), et je postulais que ça pouvait être écoutable ... en particulier après quelques toasts et autres verres de vins. Alors j'y suis allé.
Programmation qui m'a parfois laissé perplexe, mais beaux interprètes.

 





Puis surtout, l'after dans la cuisine du Château autour, entre autres joyeusetés, du jambon de Stéphane Grenier (le chef de culture) qui m'aurait même fait rester écouter du Schönberg ou du Boulez (quoique).


Portets, le Château de Portets, c'est avant tout un lieu.

Amis de la banalité, bonjour ...

Sauf que là, les abords sont superbes !
Vraiment.

Un lieu.

Alors le joli projet d’œnotourisme qui est en train d'y voir le jour semble avoir du sens, et ce tant par le charme de l'endroit que par son histoire.





Le chai historique va rester en place, et en fonction.

Simplement il sera complété par un nouveau cuvier pensé et conçu pour cette complémentarité.


L'idée est d'avoir un outil fonctionnel, adapté aux besoins et aux méthodes de vinification et ce depuis l'accueil du raisin jusqu'à la fin de l'élevage.
Cela cela participe de la volonté de gagner encore en qualité.

 







Alors les vins ?

Nous en avons profité pour faire un petit tour d'horizon.

 

Le blanc en 2013
Ma mère l'aime, mais moi aussi, en fait.

J'ai retrouvé ce qui me plait dans ce vin : fraîcheur, équilibre, netteté, un peu de gras.
Surtout un nez très plaisant : de fleurs et d'agrumes, avec cette belle pointe mentholée.

Du coup j'ai aussi pris un carton pour moi.
Une bouteille ouverte quelques jours plus tard m'a semblée jolie mais dans un style un peu différent
, un peu moins fraîche d'un point de vue aromatique. Mais c'est mon époque "rhumes à répétition".
Il m'en reste 5, à revoir donc. Et avec plaisir quoiqu'il en soit.
(9 E TTC la bouteille au Château)







Le Château Port du Roy, un Bordeaux Sup, dans sa version 2011
Robe rubis d'intensité moyenne qui semble indiquer qu'on est au point de bascule entre jeunesse et début d'évolution.
Nez de fruit noir, boisé épicé / coco plaisant et bien intégré.
En bouche il y a aussi un joli fruit, une trame légère mais de bonne tenue, sur la fraîcheur. Jolie finale sur les notes légèrement boisées.
A 5€50 la quille au Château c'est sans souci !





Le Grand Vin, un Graves également en 2011.

On monte forcément en gamme avec un beau rubis sombre et soutenu et, au nez, un boisé torréfié / fumé encore présent mais qui s'est intégré au fruité.
La structure est bonne, avec des tanins de qualité qui apportent structure et rondeur. Belle montée en puissance jusqu'à la finale. La finale, justement, se termine sur de confortables notes toastées / vanillées.
Joli vin dès aujourd'hui, et sur quelques années encore.

12 € TTC au Château.







Sinon deux mentions d'inégale importance :
- les photos sont miennes et ne sont donc pas libres de droits (sauf pour le Château de Portets)
-
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération
(même si vous buvez du Château de Portets)


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