vendredi 5 décembre 2014

E. Giboulot, la flavescence doree, EELV et les produits naturels



L'affaire avait fait grand bruit : un viticulteur avait refusé d'utiliser des produits phytosanitaires (des pesticides !!) et, pour cela, était traduit en justice.
Il devait finalement être condamné à une amende de 1000 € dont 500 avec sursis.

EELV, en la personne de l'eurodéputée Sandrine Bélier, s'emparait alors de l'affaire :

Le principe de précaution est dévoyé puisqu’on impose l’usage préventif de pesticides sans menace avérée et au détriment de la santé des travailleurs et des consommateurs.
Flavescence dorée


Alors sans doute faut-il rappeler :

- que la lutte contre la flavescence dorée ne peut être que préventive, et doit cibler
le vecteur de la maladie : la cicadelle.

- qu'il n'existe aucun traitement curatif contre cette maladie qui est une réelle menace pour la viticulture.

- qu'en revanche il existe un insecticide bio autorisé : la pyréthrine, mais il n'est pas sélectif (de là à dire que les produits bio sont potentiellement dangereux pour la santé des travailleurs et des consommateurs il n'y a qu'un pas qu'au vu de la déclaration de l'eurodéputée je franchis avec une joie non dissimulée ...).









Mais E. Giboulot a fait appel de cette condamnation, et la Cour d'Appel vient de rendre sa décision.

Et E. Giboulot vient d'être relaxé.


Il y a, bien sur, eu de nombreuses réactions.
Je passe allègrement sur celles que l'on trouve sur les réseaux sociaux pour ne m'intéresser qu'aux principaux intervenants :

* E. Giboulot himself :

C'est une victoire de la mobilisation citoyenne, c'est être lanceur d'alerte.
Euh, ouais, m'enfin autant que je sache la décision de justice se fonde non sur une quelconque alerte, mais bien sur des questions de procédure.
On a donc jugé la forme, en aucun cas le fond.

Il y a une prise de conscience de plus en plus forte quant à l'importance de réduire l'usage des pesticides, qui me donne des espoirs pour l'avenir de l'agriculture.
En revanche, l'avenir de la vigne si au nom de la mobilisation citoyenne on traite pas contre la cicadelle ...

* son avocat :

La cour a invalidé l'arrêté préfectoral obligeant à traiter les vignobles, car il n'avait pas été approuvé par le ministre de l'agriculture et surtout le caractère d'urgence n'était pas démontré. C'est ce que nous défendions.
On est donc bien sur la forme.
Débat technique ... mais technique juridique et non pas viticole ou biologique.

Dommage pour le commentaire d'E. Giboulot ...


Fort heureusement, Le Monde ajoute très aimablement des données viticoles et biologiques fournies par E. Giboulot :

Avec le Service d'écodéveloppement agrobiologique et rural de Bourgogne (Sedarb), une association qui vise à promouvoir le bio dans le département, il mène des essais pour lutter contre la cicadelle grâce à des procédés naturels comme la silice ou l'huile de neem (margousier d'Inde). Les résultats devraient être prochainement dévoilés.
Ca c'est vraiment délicieux !
Pourquoi ?
Au moins trois raisons à cela :
- le pyrèthre est le produit naturel qu'E. Giboulot a refusé d'utiliser car il n'est pas sélectif. Il est cependant homologué en bio et autorisé pour lutter contre la cicadelle. Y a donc du bon et du mauvais bio et du bon et du mauvais procédé naturel ? Ca se corse cette affaire ...
- l'huile de neem qu'il dit essayer est certes un produit naturel, mais ce n'en est pas moins un perturbateur endocrinien connu et reconnu pour son danger avéré tant pour la faune auxiliaire que pour l'Homme.
A ce propos : l'huile de neem est, entre autres joyeusetés, fortement suspectée de contribuer lourdement à la disparition des abeilles. Ca doit pas faire partie de la faune auxiliaire les abeilles ...
- l'idée de pulvériser de la silice est une excellente chose pour ce qui concerne la santé des salariés. Bon, bien sur, la silice - produit naturel - est la cause de la maladie des mineurs : la silicose. Mais j'imagine que c'est un détail insignifiant quand on est un lanceur d'alerte digne de ce nom et que l'on ne perd pas son temps à faire dans la nuance (on notera que je ne dis pas que pulvériser de la silice à la vigne va filer la silicose aux travailleurs agricoles, je me borne à faire remarquer - et à regretter - un discours qui me semble simpliste et à géométrie variable selon ce que l'on en attend).


J'imagine en outre que l'ensemble de ces détails a du échapper à Sandrine Belier, celle pour qui dans cette affaire :

Le principe de précaution est dévoyé puisqu’on impose l’usage préventif de pesticides sans menace avérée et au détriment de la santé des travailleurs et des consommateurs.

Pour autant, faute de nouvelle déclaration
de Sandrine Bélier commentant la relaxe, il ne reste à se mettre sous la dent qu'un communiqué d'EELV et une sortie de l'inénarrable José Bové
Selon José Bové :
La condamnation de première instance à l’encontre de M. Giboulot allait à l’encontre du bon sens. Elle condamnait un viticulteur dont le vignoble était sain et suivi jour après jour pour ne pas l’avoir traité, ce en raison d’un risque totalement hypothétique de flavescence dorée puisqu’aucun foyer de maladie n’avait été avéré en Côte-d’Or. Qui était le plus compétent dans cette histoire pour évaluer les risques encourus ? Le préfet depuis son bureau ou un vigneron professionnel, suffisamment attentif à l’égard de ses vignes pour refuser de leur faire subir un traitement préventif chimique susceptible de déséquilibrer l’écosystème d’un vignoble en biodynamie ? La Cour d’appel de Dijon a logiquement fini par faire primer le bon sens. Faisons confiance aux vignerons.
Et puisque la France s’est engagée à réduire de 50 % sa consommation de pesticides d’ici 2018, cette décision va dans le bon sens.
En l'état la Cour d'Appel ne semble pas avoir statué sur le bon sens mais sur la façon dont l'arrêté préfectoral a été pris. Il y a comme une légère nuance ...
En outre faut il donc rappeler encore et encore que lorsque la flavescence est déclarée il est trop tard car :
- on ne peut plus rien faire pour les pieds concernés : ils mourront tôt ou tard (encore qu'A. Caudwell ne semble pas partager cette opinion qui pour autant reste la référence actuelle), après avoir permis aux cicadelles de disséminer le phytoplasme qui cause la maladie,
- d'autres pieds ailleurs, plus loin, on ne peut savoir où, ont déjà été touchés, et donc condamnés.
Pour eux aussi il est trop tard, ainsi que pour leurs voisins.
Car on ne se rendra compte que trop tard qu'ils sont atteints : lorsque la maladie sera visible.
Oui : la maladie ne devient visible qu'environ un an après la piqure de la cicadelle porteuse de la maladie, mais la vigne est infectieuse dès 40 jours après cette même piqure. Dès lors, sur une période pouvant durer près d'un an, elle contribuera à répandre la maladie sans que nos lanceurs d'alerte ne soient ... alertés.

Alors prétendre que traiter à partir du moment ou l'on voit des symptômes dans son voisinage immédiat est suffisant, c'est faire preuve d'une ignorance totale des manifestations et des dangers de la maladie.

De surcroit J Bové fait état de l'absence de flavescence dorée en Côte d'Or mais "oublie" de dire que Beaune est à la partie sud du département et que, au sud, se trouve la Saône et Loire.
Saône et Loire ou, justement, on a identifié cette maladie, en particulier à son extrémité nord. Celle qui, donc, colle à la Côte d'Or.
Je doute que la cicadelle respecte les limites administratives.


De plus, d'après
Sandrine Rousseau et Julien Bayou, porte-parole nationaux de ce mouvement :

En première instance, il avait été condamné par le tribunal de Dijon à 1 000 euros d’amende dont la moitié avec sursis. EELV salue la relaxe d’Emmanuel Giboulot, ce viticulteur qui refusait de traiter ses vignes avec des pesticides. Cette décision en appel est une décision de bon sens qui reconnait le droit de respecter les équilibres naturels et les régulations hors intervention chimique.
EELV espère que cette décision servira de jurisprudence et permettra à tous les autres agriculteurs et viticulteurs biologiques qui cherchent à protéger les fragiles équilibres, la biodiversité et la nature de ne pas avoir à épandre de produits dangereux pour la santé humaine et la nature.

Grandiose !
Grandiose, car on observera, a minima que :

- ne pas traiter contre la cicadelle au nom de fragiles équilibres, c'est condamner la vigne.
- je n'ai toujours pas compris comment un viticulteur bio pouvait chercher à protéger la biodiversité en décidant d'implanter 5 à 10000 pieds par hectare d'une seule et même variété de vigne sur ses parcelles. Mais je dois avoir l'esprit mal tourné (et suis sur le coup un peu plus de mauvaise foi que d'habitude. Mais, bon, honêtement, sur ce coup là la biodiversité ...).
- passer du pyrèthre (les effrayants pesticides auxquels EELV fait référence) à l'huile de neem (
la piste d'E. Giboulot, si l'on en croit Le Monde) n'est pas en soi une garantie de progrès en termes de protection de la santé humaine et de la nature !
Sans compter que, encore une fois, le pyrèthre est au moins aussi naturel que l'huile de neem !
Il est d'ailleurs intéressant de noter que le pyrèthre a lui même été homologué pour remplacer la roténone, une authentique cochonnerie (naturelle).

Roténone que j'ai abondamment utilisée sur d'innocents poissons, en mes vertes années vaguement dédiées à la biologie marine. Mais c'était avant que je ne sois gagné par les joies de l'écologie politique.
Depuis cette époque révolue, l'écologie politique continue de me faire rire, ou de me consterner.
Va savoir ...



10 commentaires:

  1. Parce que cela permet tout à la fois d'apporter une autre vision sur la question de départ et que, dans le même temps, cela illustre la question du discours sur les faits je recopie ci dessous l'intégralité de mes échanges qu facebook avec Jean Yves Devevey (chaque message étant, pour des raisons de compréhension, précédé du nom de son auteur entre paranthèses).
    Cette transcription intégrale, sans aucune modification de ma part, est faite avec son accord (tant pour la transcription que pour le fait qu'il soit identifié).

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  2. (Jean Yves Devevey)

    Bien, plaidoirie à charge pleine d'approximations, (ex : la vigne "est contagieuse pendant presque une année") de mauvaise fois ( couplet ridicule sur la silice et la silicose) etc pourquoi écrire cela/ ça pue la haine. Pour demander autres objectivité et rigueur, notamment intellectuelle il faut en faire preuve soi-même connaître le sujet que l'on traite et ne pas se référer entre autres à des propos de journalistes fussent-ils du monde, dont on connait la précision et la valeur.

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  3. (André Fuster)

    La vigne est, en effet, contagieuse bien avant que les symptômes de la flavescence ne soient visibles, et pour une période qui peut durer une année. Auriez vous des infos différentes ?

    La silice, produit naturel, n'en est pas moins cause de silicose. Maladie mortelle.
    Ne seriez vous pas d accord ?

    Après je suis, en effet, de (relative) mauvaise foi et j'écris a charge (de la a prétendre que mon texte pue la haine ...). Je le revendique régulièrement.
    Je trouve ça rigolo d écrire ainsi, avec un bonus quand on vient me chercher des poux dans la tête sur la forme en évitant soigneusement de venir creuser du côté du fond.
    Alors de mauvaise foi je le suis ... tout comme EELV et autres commentateurs enthousiastes de cette décision de justice : un partout, balle au centre (encore que ma diffusion soit quelque peu plus limitée que la leur).

    Pour autant je reste factuel et cite in extenso les personnes dont je parle. Vous pouvez vérifier : les propos sont recoupés et cités intégralement.
    Il est donc possible a qui le veut de revenir me reprendre sur les faits et extraits. Mais il faudra alors, la aussi, le faire avec exactitude : libre a vous de ne pas être d accord avec moi.
    Pour autant vous seriez plus crédible si vous aviez des arguments l'étant aussi, crédibles, au lieu de me faire un procès d'intention.
    A vous de voir ...

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  4. (Jean Yves Devevey)

    de conflit je ne cherche pas mais de clareté et franchise oui.

    Savez-vous quelles sont les doses de silice utilisées en Biodynamie? Par ailleurs je serais curieux que vous m'expliquiez par quel moyen le flavescence se transmet-elle d'un pied de vigne à un autre et à quel moment de l'année? Etes vous certain que seul un pied de vigne malade peut se révéler contagieux pour son environnement? Qui êtes vous, quelles sont vos connaissances de cette maladie extrêmement complexe sur laquelle même les plus pointus des spécialistes scientifiques ne prononcent aucune analyse avec certitude? Je n'agresse personne mais j'ai un peu de mal a supporter l'ignorance érigée en modèle de pensée.

    " De surcroit J Bové fait état de l'absence de flacescence dorée en Côte d'Or mais "oublie" de dire que Beaune est à la partie sud du département et que, au sud, se trouve la Saône et Loire.
    Saône et Loire ou, justement, on a identifié cette maladie, en particulier à son extrémité nord. Celle qui, donc, colle à la Côte d'Or.
    Je doute que la cicadelle respecte les limites administratives." Ci dessus une preuve flagrante de votre méconnaissance de ce dossier jusque dans le Géographie! les foyers de flavescence en Saône et Loire ont été découvert et d'ailleurs stabilisés puis sont en régression où ? au sud de la Saône et Loire et non au nord soit à 80 Km de la côte de Beaune, Vous n'êtes pas crédible désolé !

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  5. (André Fuster)

    Je n ai fait référence ni a la biodynamie ni au dosage de la silice en biodynamie : ce n était pas le sujet. J ai fait remarquer que ce produit est cause d'une maladie mortelle pour l'homme et que je trouve étonnant que les défenseurs auto proclames des travailleurs agricoles proposent l'utilisation d'un tel produit.

    Sur la transmission de la maladie et son vecteur, je ne vois pas bien le rapport avec mon billet dans lequel il y a, d ailleurs, les liens ad hoc pour répondre a ces questions.

    Je comprends mal le sens de votre question sur les pieds malades (votre argumentation est d'ailleurs assez pénible : vous vous bornez a critiquer et douter mais n'avancez rien, a questionner mais ne jamais répondre). Alors Je répète a tout hasard ce que j'ai écrit : les pieds atteints peuvent entraîner des contaminations alors même que la maladie n'y est pas encore visible.

    Qui je suis et ce que fais (c est d ailleurs visible sur mon profil) n a aucun intérêt. Ce qui importe n est pas ce que je suis mais ce que je dis.
    De même, je n ai aucun besoin de savoir ce que vous êtes et dites ou avez fait pour (essayer d')échanger avec vous.
    Pas plus que je ne me suis permis d utiliser les qualificatifs péjoratifs que vous semblez affectionner.

    Sur la localisation de la flavescence dorée en Saône et Loire : vous trouverez dans mon billet un lien vers une source que je trouve plus fiable et crédible que vos affirmations.

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  6. (Jean Yves Devevey)

    1 -à quelle utilisation de la silice faites-vous alors allusion ? dans quel but et à quelle dose? soyez clair et précis. 2- vous avez écrit: "La vigne est, en effet, contagieuse bien avant que les symptômes de la flavescence ne soient visibles, et pour une période qui peut durer une année. Auriez vous des infos différentes ?" ce sont vos propos auxquels je fais référence , n'oubliez pas ce que vous écrivez ! 3- cela prouve combien vous méconnaissez le dossier; Moaro Germini, spécialiste de la maladie explique que d'autres plantes que la vigne sont des plantes Hôtes de la cicadelles et que rien ne prouve à ce jour que certaine d'entre elles ne soient pas porteuses saines de la bactérie. Voilà un argument qui devrait conforter votre propension à tout dézinguer chimiquement comme cela se fait dans le sud ouest depuis de nombreuses années. 4- Bien sûr que ce que vous êtes et faites est important ! quand à moi je suis vigneron entre Côte Chalonnaise et Côtes de Beaune et très concerné par le problème. Je suis intervenu publiquement pour condamner la pensée unique et demander la concorde dans cette affaire entre les différentes pensées, j'ai demandé qui tenait la main du préfet (qui n'est pas un agronome) pour la signature du décret inepte. J'ai pesé tant que possible pour que la voie écologique soit entendue et surtout associée à la réflexion et aux décision, ce qui fut fait en 2014. J'ai demandé instamment que le courant écologique ne se radicalise pas et ne s'oppose pas frontalement. Je me suis impliqué personnellement compte tenu de l'éclatement de mon vignoble sur 5 communes et appellations dans chacune d'elles pour la prospection de détection de pieds malades, considérant comme 3000 vignerons de Bourgogne que cette approche suivie du zonage et de traitements ciblés et la seule voie intelligente de gestion de cette crise actuellement.
    5- sur la localisation, approfondissez le sujet car vous mélangez deux années, 2013 où le diagnostique flavescence est intervenu longtemps après que le Sral par la main du Préfet ait imposé un traitement tous azimuts. C'est à ce moment qu'ont été mis en cause quelques pieds en Côte Chalonnaise. En 2014, ce constat n'a pas, conformément à la législation sur la maladie imposé de traitement dans la zone de Côtes d'Or où se trouvent les vignes de Giboulot. Vous souhaitiez des précisions, des arguments: Voilà bien qui est factuel et vécu me concernant, alors attachez l'importance que vous voulez à votre lien, mais permettez moi de dire que vous êtes léger, partisan et donc incompétent, et que vous vous répandez propos malveillants et sectaires. Rien de péjoratif la-dedans juste un constat circonstancié et argumenté.

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  7. (André Fuster)

    Pour reprendre vos divers points :

    1. je mentionnais la silice et l'huile de neem, en indiquant certaines de leurs propriétés, et m'étonnant et m'amusant que ceux qui récusent en bloc et sans nuance les pesticides comme produits dangereux pour l'Homme et la nature se penchent sur sur ces deux là qui ont un lourd passif. C'est ce contraste qui m'intéresse. Je ne porte pas de jugement sur la méthode, mais sur le discours à géométrie variable.

    2. ben non j'oublie pas.
    Pire que ça : je maintiens.

    3.1. je n'ai à aucun moment parlé de tout dézinguer chimiquement. Merci de vous contenter de ce que j'écris - ça devrait suffire - sans vous en prendre à ce que vous imaginez que j'aurais éventuellement pu envisager d'écrire.
    3.2. que l'on puisse postuler certaines hypothèse et que l'on espère, à terme, les prouver est le cheminement normal de la science et la connaissance. Pour autant, à un moment donné, pour prendre une décision on se base sur ce que l'on sait à ce moment là, pas sur les hypothèses que tel ou tel ont formulées et qui seront, ultérieurement, confirmées ou réfutées. Aussi séduisantes soient elles.

    4. dans un tel débat ce que tel ou tel fait ou a fait n'a pas à entrer en ligne de compte. Se baser sur cela c'est valider l'argument d'autorité qui n'a la plus souvent d'autre but que d'étouffer le dit débat. L'argument d'autorité m'emmerde. Seuls m'intéressent les arguments, pas le CV de ceux qui les donnent. Vous pourriez être plombier zingueur ou danseur de tango que je discuterais avec vous de la même façon, sans éprouver le besoin de vous crédibiliser ou décrédibiliser selon votre occupation principale.

    5.1. je me bornais à mettre ce diagnostic, qui est ce qu'il est, en regard des déclarations de José Bové, qui sont également ce qu'elles sont, et à relever que les deux divergent.
    5.2. la trame de mon billet se fonde essentiellement sur les déclarations des membres d'EELV dont je relève des déclarations qui me laissent perplexe tant je les trouve, pour vous plagier : légères, partisanes, voire témoignant d'une belle incompétence.
    Ils sont mes incompétents ? je suis le votre !? Ainsi va la vie ...

    Si cela peut vous rassurer : sur ce billet j'ai à ce jour eu 160 lecteurs (ce qui est un genre de record pour mon blog).
    Sans doute sont ils du tous du sud ouest là où, comme vous le dites si élégamment, on dézingue tout chimiquement depuis des années. Ce billet ne devrait donc pas entrainer d'invasion massive de chimistes fous dans votre secteur, ce qui n'était d'ailleurs pas mon propos (je le précise à toutes fins utiles ...).

    Pour le reste : cet échange me semblant malgré tout et à plus d'un titre aussi intéressant qu'instructif je souhaite le retranscrire intégralement dans les commentaires de mon billet. Souhaitez vous y être anonymé (ce que je fais habituellement) ou y apparaitre tel que vous êtes, ici, identifié ?

    (quant à votre : "permettez moi de dire que vous êtes léger, partisan et donc incompétent, et que vous vous répandez propos malveillants et sectaires." ...)

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  8. (Jean Yves Devevey)

    Je ne suis pas de ceux qui avancent masqués vous pouvez publier ce qui est déjà public.

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  9. (DL)

    Bonjour monsieur Fuster
    Bon alors pas de silice pas d essais alternatifs alors pourriez vous nous indiquer ce que l on fait ? Les produits efficaces c est quoi ?
    Pourriez vous publier une copie de l étiquette du bidon.
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  10. (André Fuster)

    Bonjour, en effet

    Ais je où que ce soit écrit qu'il ne fallait pas faire d'essai ? y compris avec de la silice ?
    Je me suis borné à relever, et à m'en amuser, la contradiction qu'il me semble y avoir à refuser un produit au nom de sa dangerosité pour, ensuite, se dédouaner de ce refus en évoquant des travaux menés sur des produits qui le sont au moins autant, dangereux.

    En outre, je ne prétends pas, dans mon billet, faire un état de l'art sur la flavescence dorée et la cicadelle, ni proposer des solutions miracles.
    Je me borne, et cela suffit à mon bonheur, à transcrire ce qui s'est dit et écrit sur le comportement d'E. Giboulot, les procès qui s'en sont suivis, ainsi que la décision de la cour d'appel, avant d'y porter un éclairage critique.
    Eclairage qu'on est libre de partager ... ou critiquer.

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