lundi 5 janvier 2015

Le L (Toulouse)




Il y a des adresses dont on dirait que tu t'ingénie à les éviter tout en te disant que ça a l'air bien, qu'il faudrait aller y voir.

Le L m'a longtemps fait cette impression là.

En plus ça commence à faire un bail que je ne suis plus que très (trop !) rarement à Toulouse.

Mais en cette fin 2014 l'occasion s'est présentée, donc le L.




Je suis un chieur avec la musique.
Et au restau j'en veux pas en fait. Ou alors du baroque à la rigueur.
Donc là, leur fond musical ...

But why ? comme on dit parfois, à Venise. Surtout en sortant de Santa Maria della Pieta (private joke, bien évidemment).

Ok : t'es pas non plus obligé d'avoir un orchestre de chambre qui te joue du Vivaldi pendant le repas, m'enfin entre ça et leur soupe ...



Pour entamer le Saint Jo blanc de chez Pichon.
C'est bien la Marsanne.

Enfin là, elle commence à prendre ce petit côté oxydatif qui n'est plus si petit et que j'aime pas tant que ça en fait.
C'est pas rédhibitoire mais ça plus la musique ça me démange un peu quand même.

Il y a, fort heureusement, de la Chateldon.
Et la Chateldon c'est bien !
Je comprends pas que ça soit pas obligatoire, au restau, la Chateldon !?










Fort heureusement² l'entrée me va bien.

J'aime le côté "simple mais bon".

Je suis servi : des coquillettes comme en risotto, avec truffes et jambon blanc.

On pourrait trouver que c'est limite foutage de gueule. Mais non.
Ou peut - être que si.
M'en fous j'aime.

En plus ça passe fort bien avec le Saint Jo. Donc forcément j'oublie (presque) la musique en me disant que je suis peut-être un génie méconnu et involontaire des accords mets et vins !? et tout va bien.



Paf, ça pouvait pas durer

Car vient mon plat à moi.
Mon plat à moi que j'ai choisi pour moi parce qu'il y a que des trucs que moi j'aime mais que j'ai jamais mangés comme çà, ensemble.

Ca me parle pas ce truc.
Ca me fait l'effet d'un exercice de style vide de sens et ça me laisse froid., tant à l’œil qu'en bouche.

J'ai pas de reproche particulier à lui faire à ce plat, si ce n'est l'essentiel : un  désintérêt total.
En plus le Saint Jo part complètement en vrille là dessus.
Echec.








Plus que vaguement désabusé j'attends le dessert.

Au premier abord il y a, ici aussi, un côté gadget dans la présentation.

Pour autant les saveurs sont très intéressantes et fonctionnent vraiment bien avec le Saint Jo.

J'aime.

J'aime d'autant mieux que c'est toujours préférable de finir sur une bonne impression (ce qui tous comptes faits, et au vu de l'ensemble de la prestation de ce soir là, ne s'applique pas forcément à l'addition).









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