mercredi 2 septembre 2015

Ma foire aux vins 2015


Oui, je sais : la GD c'est le mal absolu. Le Grand Satan. 
Il faut pas y aller : c'est très laid.
Pas y aller pour tout en général, et pour le vin en particulier.

Il est vrai que pour le vin je n'achète presque exclusivement qu'en production (et en quantité).
Parfois chez un caviste, quand y a urgence et que ma cave ne répond pas au besoin du moment. Le truc somme toute assez rare donc.



Mais, au delà, du pinard j'avoue sans peine donner régulièrement ma clientèle a Carrouf et Picard.
Malgré sa proximité - depuis disparue - avec le Mas Amiel (très beau vintage) il n'y a pas de rayon vin chez Picard.
Il en va tout autrement à Carrouf.



Carrouf : y cherchant de la litière à chat (les anti GD doivent pas avoir de chat. ou un grand jardin ?) je passais jeter un œil au rayon vin. Oui, c'était une curiosité malsaine doublée d'une joie mauvaise autant qu'anticipée : ce rayon est un pourvoyeur régulier de franches rigolades, la photo ci contre en témoigne.



Sauf que la je n'ai pas eu le temps de trouver ma tranche de rire du jour : je suis tombé en arrêt devant la tête de gondole.

Il paraît que c'est fait pour ça les têtes de gondole !

Une réminiscence du passé qui surgissait d'un coup d'un seul.
Non, pas de promo sur les Figolu (les Figolu - et le broyé de Poitou - c'est ma grand mère maternelle), juste Matras.

Ca commence à dater cette histoire : je bossais encore à Rungis (secteur fruits et légumes) et venais de découvrir le vin.
Peu après je parlais de ce vin au taf, à V, de la compta. V qui me disait aimer le vin. Ainsi que son chéri qui bossait dans la restauration (exactement un mess pour officiers CRS !) et avait régulièrement recours à un St Emilion Grand Cru : le Château Matras, qu'elle me conseillait vivement.

En confiance j'en faisais rentrer un ou deux cartons et buvais ce vin avec plaisir.
Il y eut une mémorable visite au chai.
Ca a duré quelques années puis je suis passé à autre chose (et suis accessoirement devenu œnologue, entre temps).

 

Et là, paf : Matras 2010.

Le dernier millésime, puisqu'en 2011 Matras a été vendu à Canon.
Un genre de collector.

Je suis donc devenu acheteur de vins en GD.
C'était ma foire aux vins.
C'est cool, les foire aux vins.
Enfin ce qui me sauve c'est que je suis allergique au pollen de platane mais pas à celui de marronnier car en ce moment les marronniers fleurissent tous azimuts : entre les conseils pour pas rater sa foire aux vins, les bons plans de tel ou tel expert, les indignations sur la présence de quelques quilles d'Yquem chez Lidl, les plans alternatifs et autres critiques assassines.


 
Mais sinon, et Matras dans tout çà ?

Matras ?

Matras 2010, j'en ai dégusté la première bouteille peu après,.
A l'occasion d'une invitation chez des amis.



Robe de couleur soutenue, grenat encore très jeune.


Nez de petits fruits, notes florales : joli, frais et mûr à la fois.

Bouche à l'attaque ronde, jolie trame tannique malgré une structure plutôt souple. Finale sur les fruits noirs (mûre) et les épices douces. Ca serre un peu vers la fin et gagnera sans doute à être attendu quelques années.

Objectivement pas un top gun, mais un joli vin et une jolie remémoration d'une presque première fois.





 


2 commentaires:

  1. Je me souviens d'un 78 très honorable et d'un 89 opulent... Après, je n'ai ps eu d'occasion. Le proprio était une femme...

    RépondreSupprimer
  2. Absolument !
    Enfin presque ;-)
    Veronique Gaboriaud était en effet aux manettes. Mais si j'ai bien compris la chose elle avait aussi 2 sœurs qui auraient rendu la vente inévitable.

    RépondreSupprimer