lundi 7 mars 2016

Du vin, du caviar, des amis.





Pour samedi soir j'avais préparé une série de bouteilles, et quelques trucs à manger.
Recevoir une poignée d'amis et en profiter pour faire un tour d'horizon franco français (à une exception près) en restant dans le blanc.







Vignetto Giardino
- Rive di Colbertaldo (2014)
Prise de mousse : 06/2015
Un joli Prosecco bien sec, à la bulle fine et au fruité plaisant (en bouche, de belles notes de fruits secs).
Une mise en bouche plaisante pour se faire le palais avec un clin d’œil à Nicolas et Stéphany récemment revenus de Venise.


Puis, alors que le caviar est mis en place, vient le Drappier - Brut nature (0 sulfites ajoutés - dégorgé en octobre 2015)
Beau vin droit, pur et sec.
Beau vin ... mais avec le premier des caviars ça ne fonctionne pas du tout tant pour le vin que pour le caviar.
Dommage.
Comme quoi associer deux très beaux produits suffit pas à garantir le succès.

Le premier des caviars ?
Oui : il y avait non pas du mais des caviars.
Et cette dégustation de caviars sur une même base mais ayant bénéficd'affinages de différentes durées était le clou de la soirée !


Nous étions, bien sur, chez Sturia (merci encore Laurent !) avec 3 très belles options :


D'abord le "primeur".
Pour rester dans le vocabulaire pinardier, c'est un caviar à l'élevage court. Joli goût de noisette, texture très ferme avec un grain craquant. Beaux arômes, légère pointe iodée.

Si avec le Drappier c'est pas la grosse éclate, en revanche la noisette ressort bien avec le Mercurey blanc (2013) du Château de Chamirey (mais ce vin sera à son meilleur sur les coquilles Saint Jacques aux cèpes, par la suite du repas).


Ensuite vient le tour du caviar "Origin".
La structure reste ferme, et le grain croquant. Si en bouche ça croque et craque, il y a aussi un volume plus marqué, ainsi que le côté iodé qui est plus sensible.
C'est tip top avec Amazone (merci à Stéphany et Nicolas d'avoir amené cette jolie quille).
Beau Champagne brut à la couleur légèrement évoluée, marqué par les fruits chair blanche et les fruits secs sur une pointe briochée. Bouche crémeuse qui se mêle bien à la texture et l'aromatique de ce caviar.
Très belle association.
Nous enchnons avec le "Vintage"
Aromatiquement le plus complexe des 3 caviars, c'est aussi le plus fondant et ample en bouche (pour autant le grain reste croquant).
Pour moi au top avec le Savennières - Clos du Papillon (2006) au Domaine des Baumards.
Hydrocarbures et silex au nez, sur une bouche puissante, harmonieuse et foutrement longue. Superbe équilibre.
Gros vin et beau mariage qui associe idéalement les arômes du vin et la noisette du caviar !
Ça fait une finale de rêve !


Bien sûr, au debriefing, personne n'est d'accord sur l'ordre de préférence des caviars et c'est vachement mieux comme çà !
Vu que j'ai une mauvaise réputation à entretenir j'avais sorti un Reignac blanc (2013) bien sûr servi à l'aveugle (et carafé une paire d'heures avant d'avoir été bu).
Pas top sur le caviar avec un boisé qui passe mal. Plutôt bien sur les Saint-Jacques aux cèpes (sans égaler le Mercurey), et très bien sur les crevettes et leur mélange de graines d'épices préalablement sautées.



Je dois avouer avoir zappé le Herrenweg (2011) chez Barmès Buecher (c'est con c'était ma dernière bouteille) : je ne l'ai que très rapidement goûté alors que je finalisais la cuisson des Saint Jacques.
Me souviens seulement que c'était plutôt joli et convaincant même si ça m'a semblé peut-être manquer un peu de fraîcheur (mais, bon, quand t'es aux fourneaux ...).



Il y avait aussi quelques rouges, forcément !

Un Portes de l'Am (2013) que je suis allé chercher en catastrophe à la cave et qui a donc été ouvert / carafé / servi dans l'instant.
Un infanticide.
Pourtant il s'est bien goûté. Y a du vin quoi ! Sans doute moins bien goûté que 3 semaines avant chez Isabelle et Daniel Sériot car un peu plus ferme en finale. Il n'en reste pas moins qu'il a de forts beaux tanins, un boisé déjà intégré qui n'est là que pour prolonger la finale sur les notes réglissées / cacaotées et un très beau fruit.
Le lendemain, et jusqu'au Lundi midi (aujourd'hui, quoi), ça avait très bien tenu, gagnant en rondeur sans perdre en précision. A attendre longtemps, même si c'est sympa dès aujourd'hui (mais avec un vrai carafage ... ou 2 ou 3 minutes d'iSommelier).


Aussi, pour finir, un Banyuls sur le mode réminiscence d'un passé révolu.
Rigolo à goûter, pour plein de raisons.
Merci Laurent ;-)
Puis vient l'Insolite de Frédéric Palacios, VdP d'Oc (2008) au Mas de mon Père.
Un vin que j'ai réellement découvert et apprécié le lendemain, avec sa couleur intense et encore jeune (rubis net sur la frange), fleurs, épices et fruits très mûrs au nez. Belle matière, là aussi du fruit soutenu par des notes légèrement réglissées. Finale solide mais très plaisante. Encore un beau potentiel.
Le Lundi, laissé en vidange et à température ambiante, il commençait à y avoir une pointe d'éthanal (en même temps en vidange du samedi soir au lundi midi ...).
Très joli vin (merci François).





Le lendemain j'ai même trouvé une quille de Muscadet oubliée sur une table.
Alors "merci à je ne sais plus qui. Reviens la boire quand tu veux !"
(oops)



Et puis, bien sur, il y avait 4 très beaux fromages venus en droite ligne de chez Rénald.
Et puis, surtout, il y avait une belle ambiance parce qu'il y avait plein de belles personnes.
Que de belles personnes.
Et ça c'est quand même vachement bien.
Essentiel, même.
Faut juste que j'emménage dans une maison plus grande pour pouvoir gagner en place et en convives !

Comme d'hab, côté pinards (tous sont très recommandables) tu fais ce que tu veux comme tu veux ... mais n'oublie quand même pas que c'est :

à consommer avec modération.
L'abus d'alcool nuit à la santé.

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