mardi 28 juin 2016

Passe prendre l'apéritif


"Passe prendre l'apéritif", est la phrase que Daniel m'a dite lorsque je lui ai proposé de passer poser les 2 caisses de Clos Manou (2014) que je leur ramenais de Saint Christoly.
Mon premier "apéritif" chez Isabelle et Daniel remonte au jour où je leur amenais - déjà - un Clos Manou, mais un 2010 cette fois.

Depuis je sais ce que veut dire "passe prendre l'apéritif".

Du coup, avant, je suis descendu à la cave y piocher une bouteille que je soupçonnais d'être tout à la fois sympa mais piégeuse, et je l'ai anonymée avant de partir.
Nous avons commencé par un blanc que Daniel avait préalablement carafé.

Ca ressemblerait bien à du Chardonnay avec des notes de fruits à pépin, agrumes, et du fruit sec. Léger élevage bien fondu. C'est équilibré et élancé avec un beau volume. Ca finit sur une jolie fraicheur qui amène un surcroît de légèreté au vin.
Jolie quille peut-être pas bourguignonne et probablement pas sudiste (mais, bon, s'ils m'ont fait le coup que je leur ais préparé ...).

Finalement il s'avère que nous sommes dans le Jura, au Domaine Pignier, et en 2014.
Ca se boit super bien et c'est en biodynamie (il y avait donc un semblant de petit provoc au vu de mon actualité récente, même si mes hôtes du soir savent que j'ai pas mal de quilles se revendiquant de la BioD dans ma cave).

Pour ma part, j'avais décidé de la jouer fine et crapuleuse en sortant un joli L'effet papillon
de Marjorie Gallet (j'aime bien les papillons vineux, en particulier celui du Domaine des Baumards, à Savenières : le Clos Papillon). 

Là il s'agissait du petit dernier, donc le 2015, souvenir d'un récent et plaisant week-end à Collioure.
On est en Grenache blanc et en Côtes Catalanes, mais aromatique de poire et jolie fraîcheur pourraient facilement me le faire mettre en Loire ... si je ne savais ce qu'il y a sous la chaussette.
Belle fraîcheur aromatique, que l'on retrouve aussi en bouche qui est ample autant que fruitée.
La fraîcheur perdure sans agressivité jusqu'à la finale et lui donne sa longueur et sa finesse.
J'aime beaucoup ce vin.
Au delà du plaisir qu'il m'apporte on peut bien sur - comme nous l'avons fait une fois l'étiquette découverte - s'interroger sur sa représentativité du goût de lieu, comme dit l'autre.
Sans doute n'est il pas très sudiste. Il n'en reste pas moins fort plaisant et peut-être est-ce l'essentiel ?



Ensuite il y a eu un rouge.
Un rouge relativement léger par sa couleur et au joli nez de fruit rouge (cerises), accompagné de notes florales et épicées.
Y a pas trop photo sur le Pinot noir et la Bourgogne.


En revanche, pas la peine de me risquer sur le secteur d'origine car il me suffit d'évoquer le millésime pour me vautrer : ce vin je lui donne 6 ou 7 ans ... ce n'est "que" un 2014.
Il s'agit en effet du Monthélie (2014) de Fanny Sabre.
Joli vin de picole pour son équilibre, sa fraîcheur et sa belle aromatique.




Une visite de dernière minute pousse Daniel à sortir une bouteille imprévue, toujours à l'aveugle.
Là on rentre dans le dur.


C'est visiblement très jeune encore.

Très jeune encore car ce vin a tout aussi visiblement quelques belles années derrière lui.
Donc, r
obe jeune encore et de couleur soutenue.
Nez de fruits rouges et noirs mûrs à sur mûrs, épices douces, élevage qui se fond et pointe d'humus.
La bouche est riche, ample, dotée de beaux tanins et d'une structure acide pile poil en place.
Très beau vin que ce Troplong Mondot (2001), avec sa longue finale aromatique sur l'élevage bien intégré.
Ca se goûte vachement bien, et çà ne se goutera que mieux si on le fait attendre encore quelques années.




C'est très cool les apéritifs chez les Sériot ...

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