samedi 26 août 2017

Le vin, la côte de boeuf, les vegan et les pissotières.




Rendons à Jules ce qui est à César : c'est Marion Bazireau (La Vigne) qui m' a mis le truc sous le nez, et c'était sur Twitter.

Oui : je suis sur Twitter. Parfois.
Spas mon truc, Twitter : ça me rappelle trop les graffitis de pissotières. Faut y faire court, clivant et prétendument drôle. J'ai du mal.
Mais j'y passe parfois. En faisant court. Comme les pissotières, je te dis !

Là j'y suis passé et je suis tombé sur ce truc.

Comme il fait trop chaud pour aller faire le tour du Lac des Dagueys, à la place je ponds un billet.

Marion relayait un billet de Vitisphère, billet que l'on pourra lire en suivant ce lien.

Je n'ai aucune attirance pour les tribunaux populaires, pas plus que pour les procureurs auto proclamés autant que partiels et partiaux.
Donc forcément, sur ce coup là, gros tropisme négatif (oui : puisqu'il s'agit de vegan, autant prendre des codes langagiers de l'ordre de la biologie végétale).

De quoi s'agit-il ici ?
En apparence de railler une contre étiquette qui suggère d'associer vin vegan et viande rouge (ainsi que fromage).
Or ni les viandes rouges ni le fromage ne sont vegan, ça n'échappera à personne.






Voilà : so what ?


J'étais récemment en Catalogne - alors que mon patronyme et mes ancêtres paternels sont valenciens - et j'y goûtais pas mal de vins, en particulier en Montsant et Priorat, dont un qui me plaisait bien (sans toutefois me convaincre totalement).
Un vin kasher.
Sans doute suis je passé à côté faute d'être catalan et d'avoir fait ma Bar Mitsvah !?

Car n'ayant ni les bons ancêtres, ni la bonne religion : étais-je à même de goûter et commenter ce vin ?
Il semblerait que non.

OK : je force le trait.
A peine, toutefois.
Pourquoi donc serait il antinomique (et/ou ridicule) d'élaborer un vin vegan (que les vegan pourront donc boire) et, dans le même temps, de faire remarquer qu'il s'accommodera bien d'une côte de bœuf (tant pis pour les vegan) ?
Que faudrait-il mettre sur la contre étiquette ?

"ce vin vegan se livrera au mieux avec du tofu bouilli" ?!
Tout comme le vin kasher devrait être réservé à la carpe farcie ?

A ce stade : note bien que je n'ai rien de vegan, même si - parfois - j'aime bien les conséquences du veganisme.
En revanche, je trouve les arguments foireux particulièrement casse couilles (y compris ceux des vegan, mais c'est une autre histoire).

Que disais je plus haut ?

"De quoi s'agit-il ici ?
En apparence de railler une contre étiquette qui suggère d'associer vin vegan et viande rouge (ainsi que fromage).
Or ni les viandes rouges ni le fromage ne sont vegan, çà n'échappera à personne."

Source : Imgrum.org  @sulpeb
En apparence.
En apparence seulement.
Car, au fond, ne s'agit il pas plutôt de faire du buzz à peu de frais et, au passage, d'alimenter en toute mauvaise foi et de façon parfaitement idiote, une petite vendetta qui cible le système coopératif viti-vinicole ?


Nota :
sur Facebook, Dany Rolland me fait à juste titre remarquer que tout a en fait commencé ... sur Facebook, par un message de Jean-Michel Deluc (le petit ballon) : voir photo ci contre.
J'ignorais ce point de départ, et fais donc cet ajout a posteriori.

3 commentaires:

  1. Je te croyais allemand. Je dis "Monsieur Fouzdeur" quand je parle de toi. Comme quoi. Je me suis permis la même remarque que toi sur FB. Si ce vin est bon, même s'il est accessible aux gens qui ont un régime alimentaire particulier, rien ne m'empêche de le boire sur ce qui est conseillé. L'affaire se résume à une bourde du service com' qui aurait pu citer un plat sans composant animal pour être raccord. Mais il faut faire court sur les contre et Philippe Pairault, le très excellent Philippe Pairault, a une manière de décrire le marketing qui résume tout. C'est d'ailleurs ce bon mot qui m'a fait démarrer mon recueil du même nom. Toi, au moins, je sais que tu es fort capable d'associer des éléments parfois opposés. Puisque tu écoutes Vivaldi à Lesparre.

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    1. Valencien, je te dis
      La fusta, la fusteria, el fuster (et la rue de la fusterie, à Bordeaux).
      Et ce même si une légende familiale veut qu'il y ait des origines plus ou moins teutones (le hochdeutsch en attesterait avec un mot désignant la "baguette" d'initiation des maîtres d'escrimes)
      Bref valencien (On trouve mention d'un Fuster, maître verrier du XIVème, à Valence).

      Pour le reste ...

      (Et, pour finir, j'avoue tout ignorer de P Pairault)

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    2. Tu as ta rue à Bordeaux !!! Trop la classe. Dommage pour Philippe. Tu rates quelque chose.

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